Agir contre la gynophobie* dès le lycée, une priorité pour la Fondation Groupe EDF

Comment aider les lycéennes à devenir des femmes épanouies et lutter contre la montée des violences sexistes à l’école ? Ces questions étaient au centre d’une rencontre inédite organisée par la Fondation EDF. Objectif : créer des passerelles entre tous ceux qui se battent sur le terrain pour la place des femmes. «En 2017, la place de la femme n’est toujours pas acquise ! La Fondation EDF porte un message résolument féministe », a déclaré Hugues Renson, délégué général de la Fondation EDF, en ouverture du World Café, organisé le 8 mars, à l'Espace Fondation EDF (Paris), sur le thème « lycéennes d’aujourd’hui, femmes de demain ».

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Mise en place avec l’association « Ensemble contre la gynophobie », la rencontre inédite visait un objectif : créer une dynamique de réseau entre tous ceux qui œuvrent aux côtés des femmes, à une étape clé de leur construction, les années lycées.
L’événement a mobilisé une soixantaine de participants : un large éventail d’associations soutenues par la Fondation, agissant contre les discriminations, les maltraitances ou en faveur de l’insertion des femmes (Les femmes, osez les sciences ! Association AJC, Rev’Elles, Télémaque, Eloquentia…). Mais aussi, des parents, des enseignants, des gynécologues, des artistes engagés. Sans oublier, les lycéennes, bien sûr.

Pour favoriser les échanges, un format créatif avait été choisi : le World Café. Importé des Etats-Unis, cette méthode vise à faire émerger des idées concrètes et à croiser les regards, en recréant l’ambiance détendue des cafés. Les participants ont ainsi échangé en  petits groupes sur les leviers d’épanouissement des femmes et les initiatives à essaimer.

 Très vite, les barrières sont tombées. Les conversations ont fusé. Estime de soi, relation au corps ou à la sexualité, orientation professionnelle… autant de thèmes explorés, dans un climat aussi convivial que passionné. On livre son expérience intime, on témoigne de pratiques. La confiance en soi émerge comme une notion centrale. Aider les jeunes femmes à construire leur  libre arbitre et à trouver leur voie intérieure, voilà la priorité. 

 «  Ca me rebooste ! J’en repars avec l’envie de m’investir encore plus », relate une responsable associative. « Je mesure à quel point la situation s’est dégradée dans certains lycées », constate une autre. « C’est super de parler avec des femmes plus âgées », se réjouissent des lycéennes. « On voulait créer des passerelles entre des acteurs qui ne se connaissaient pas, le pari est gagné », s’enthousiasme Nathalie Bazoche, responsable de ce projet à la Fondation EDF.

 

Une étude sur la gynophobie dans les lycées

Loin d’être une opération isolée, ce World Café marque la forte mobilisation du Groupe contre la gynophobie, aux côtés de ses partenaires associatifs. Une étude est lancée sur les violences dans les collèges et les lycées français, sous la houlette de l’Observatoire contre la gynophobie, soutenu par la Fondation. « Ce qui ne se mesure pas, n’existe pas. Il faut sortir du déni », a commenté la réalisatrice Lisa Azuelos, présidente de l’association.

 

*La gynophobie :  inventé par l’association Ensemble contre la gynophobie, le terme définit l’hostilité, explicite ou implicite, envers les femmes parce qu’elles sont femmes. Il regroupe tout ce qui n’est plus acceptable au XXIème siècle : inégalités salariales, agressions sexuelles, harcèlement, déni du droit à l’éducation, mutilations génitales et excision…