Bourses jeunes architectes : les projets nominés

La Fondation EDF a reçu une quarantaine de dossiers de jeunes architectes qui ont répondu sur le thème "habiter mieux". Le jury s'est réuni le 29 avril et a sélectionné 6 équipes pour la deuxième étape. Rendez-vous le 12 juin pour découvrir les 3 lauréats.

Ils recevront chacun une bourse de 15 000 €.

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6 projets pour "habiter mieux"

Pour cette nouvelle édition des Bourses jeunes archictectes, la Fondation EDF a invité les jeunes diplômés depuis moins de cinq ans à imaginer un projet d'habitat nouveau en ces temps de crises.

Découvrez les projets des 6 équipes retenues pour le deuxième jury.

6 projets pour "habiter mieux"

Julia Tournaire et Marie-Charlotte Dalin : Néo-collectif – L’instabilité comme moteur d’habiter

Ce projet part du constat qu’une frange de plus en plus importante de la population métropolitaine présente un mode de vie basé sur l’instabilité, notamment du fait de la crise économique. Le décalage croissant entre l’évolution de l’emploi et des modes de vie et l’évolution du logement est une cause de précarité croissante. Parallèlement, le logement fait l’objet d’un désinvestissement en tant que lieu de réalisation de soi, lié à l’instabilité des individus voire des familles, tandis que l’ensemble du milieu urbain devient le véritable lieu d’ancrage de soi. La proposition consiste à développer une typologie innovante de logement collectif intégrant l’instabilité comme mode de vie, différente en cela des exemples d’architecture communautaire qui sont initiées par des individus ou familles cherchant à s’établir de façon collective et/ou plus économique.

Diana Levin : Hybrid and the city – Co-habitat sexy aux lisières de la ville Initiatives stimulantes chez des Autrichiens, Allemands et Suisses

Jetant un regard critique et informé sur la culture de co-production, cohabitation, cohabitation et hybridation du logement dans les pays germanophones, le projet propose de constituer un observatoire du logement hybride dans l’objectif d’encourager ces pratiques en France à l’heure de la loi ALUR. Quels sont les exemples ? Comment sont-ils fabriqués ? Quelles sont les difficultés qu’ils engendrent ? Cette boite à outils se basera sur une analyse du réel et sur un état des lieux sensible par le prisme de la photographie.

Michael Chomette : Repenser le rôle de l'architecte

S’inscrivant dans une réflexion sur le phénomène de décroissance de certaines villes du fait de l’effondrement de l’industrie, des déplacements suburbains et du vieillissement de la population, le projet interroge la capacité de l’architecte ou de l’urbaniste à trouver des outils nouveaux. L’enjeu est de repérer le potentiel positif des espaces laissés par la ville et de travailler la reconnexion, déconnexion, réarticulation des morceaux de ville hérités en recréant. Le moyen invoqué est la cartographie des strates historiques de la ville, capable de faire émerger les narrations sous jacentes qui ont façonné la ville qui seront à même de ré-enchanter les espaces délaissés.

Marielle Gilbert, Monique Barruel et Pauline Fargettas : Habite ton bourg !

L’avenir des villages semble s’orienter vers un « métissage » entre les modes de vie ruraux (implantés historiquement) et urbains (importés par les nouveaux arrivants). Le projet prend pour cas d’étude le bourg rural du Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire, 43) : un bourg-rue développé le long d’un kilomètres, marqué par la disparition progressive des commerces de proximité et le grignotage des terres agricoles par un tissu pavillonnaire récent. Le projet questionne les modalités d’accession à la propriété et promeut une évolution et un encouragement de l’habitat groupé. Il s’agit également de définir un concept d’intervention sur le bâti existant afin de réactiviter son attractivité aux yeux des nouveaux arrivants.

Charlotte Wuyam, associée à Benjamin Poignon, Romain Perrot-Minot, Sara Guilbert, Claire Joachim, Benoît Bret : Plug Out

Ce projet part du constat de l’attractivité du périurbain, plébiscité par une majorité de Français car il permet un accès à la propriété à faible coût. L’enjeu de la proposition est d’évoluer vers un meilleur habitat pavillonnaire, incluant davantage ses habitants et « re-sociabilisant » les espaces extérieurs (publics ou privés) par le biais de partage de service et de mise en commun d’espace. La solution spatiale proposée est l’ouverture du « front yard » (cour avant d’un pavillon, donnant sur la rue) qui pourrait accueillir des activités et micro-business dont la présence reconstituerait un front de rue animé et à terme, un espace social.

Damien Boboc et Florian Bosc Malavergne : Rien ne se perd tout se transforme

Les candidats s’interrogent sur la justification de démolition d’immeubles entiers menées dans le cadre de l’Anru. Amorçant une recherche de typologie de déconstruction (démolition d’un pignon entier, transformation par retrait de palier, par addition, arasement des étages supérieurs, modification générale des volumes, conservation du rdc, etc.), ils envisagent de tester la faisabilité financière, sociale et constructive d’un scénario de déconstruction partielle sur un immeuble voué à la démolition.