Donner du temps pour le Téléthon

Donner des heures travaillées pour faire avancer la recherche sur les maladies rares et neuromusculaires, il fallait y penser. A une semaine de l’édition annuelle du Téléthon, les 5 et 6 décembre prochains, Didier Janoska, salarié de la centrale nucléaire de Paluel et co-initiateur de ce dispositif original, témoigne.

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Pourquoi le Téléthon ? Comment vous est venue l’idée des dons d’heures ?

Comme mon père, je suis atteint d’une maladie génétique. Nous avons la chance de marcher, avec une canne.  C’est mon frère qui travaille à la centrale nucléaire de Paluel qui m’y a fait entrer, en 1991, et qui a eu l’idée des dons d’heures. Il me disait que les agents EDF ont la chance d’avoir de nombreuses heures de récupération convertibles en euros ou en congés. Il s’est dit : Pourquoi ne pas proposer d’en donner une partie au bénéfice du Téléthon ? La première année, nous avons obtenu 20 000 francs. L’an dernier, le dispositif, qui s’est étendu à 42 unités d’EDF en France, a apporté près de 800 000 euros à l‘Association Française contre les Myopathies (AFM).

Comment expliquez-vous ce succès ?

Il est dû à l’AFM qui est une association transparente, ouverte dans sa façon de gérer ses fonds. L’opération présente aussi un avantage pour les salariés car ces dons impliquent une déduction fiscale. Mais si de plus en plus de salariés s’engagent à donner quelques heures, c’est sans doute aussi qu’il est très important pour eux de se sentir utile et solidaire.

Cet engagement des salariés, est-ce propre à EDF  selon vous ?

 C’est vrai que dans notre entreprise, lorsqu’un incident survient quelque part, tous les agents, de terrain comme en centrale,  se mobilisent.  Je pense aussi que les salariés se rendent comptent que cette chance - travailler dans une grande entreprise - il est possible de la faire partager avec ceux qui en ont moins, à certains moment de leur vie. Depuis 1991, l’intérêt grandit pour le Téléthon. Plus de 25 ans après le lancement des dons d’heures, 2000 salariés participent désormais à l’aventure.  

Depuis 1991, comment gardez-vous la flamme chaque année ?

Nous sommes la même équipe depuis 24 ans ! Au début, nous étions six de Paluel à démarcher les autres unités pour les convaincre de participer. Aujourd’hui, nous sommes une équipe de 13, dont certains retraités voulant se sentir utile. Deux jeunes salariées sont venues rejoindre l’équipe avec des idées nouvelles. Surtout, elles nous aident à redonner du sens auprès des jeunes embauchés de la centrale. Elles expliquent à quoi sert concrètement ces dons, elles demandent à leurs amis de venir nous aider à tenir les stands. Avec elles, la relève est assurée !

Comment salariés et riverains sont-ils associés ?

A la centrale de Paluel, nous organisons de nombreuses animations, une vente aux enchères d’affiches de cinéma, un stand et des jeux le midi. Les communes voisines de la centrale, dont Cany-Barville et Saint-Valéry-en-Caux, participeront elles aussi aux différents cortèges avec fanfare et majorettes, un feu d’artifice et des soirées festives… Le Téléthon reste une grande fête à laquelle salariés et riverains aiment se joindre. Régulièrement, j’accompagne des élus et des bénévoles pour leur faire visiter les laboratoires du Généthon, à Evry dans l’Essonne. Ils n’ont pas l’habitude d’entrer dans un laboratoire si moderne. Ils en reviennent émerveillés, encore plus motivés. Ils constatent l’utilité de leur action.

Du 22 août jusqu'au 3 octobre 2016,
inscrivez-vous aux trophées des associations

La Fondation EDF remet 32 trophées d'un montant
de 400 000 euros aux petites et moyennes associations qui oeuvrent en faveur des jeunes et qui portent des projets dans trois domaines : citoyenneté et éducation, santé et prévention des comportements à risques, solidarités numériques.

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