Ensemble contre la Gynophobie

Le 8 mars, à l'occasion de la journée des droits de la femme, la Fondation Groupe EDF organise un World Café à l'Espace Fondation EDF en collaboration avec l'association Ensemble contre la gynophobie. L'occasion pour nous de donner la parole à Lisa Azuelos, réalisatrice et présidente de l'association.

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- Pourquoi avoir crée l'association ensemble contre la gynophobie ?
J'ai crée cette association en 2015, le jour où je me suis rendue compte qu’il n'y avait pas de mots pour dire les violences faites aux femmes (on ne dit pas violences faite aux races mais racisme...). Si il n y a pas de mot (alors qu’il y a des mots pour tout) c'est qu’il y a déni. Il me parait difficile de changer une situation qui n'a pas de nom précis... et je voulais aussi que la honte change de camps. Les violences faites aux femmes parlent des victimes. La gynophobie pointe ceux qui les perpétuent... 

 

- Pouvez vous nous donner une définition de ce qu'est la gynophobie ?
Le terme gynophobie peut être défini comme l’hostilité, explicite ou implicite, envers les femmes parce qu’elles sont femmes.  À l’instar de l’homophobie, du racisme ou de l’antisémitisme le mot gynophobie pourrait, de manière neutre, sans stigmatiser un sexe, une culture, ou une religion, tracer un cordon de sécurité autour de ce qui n’est plus acceptable au XXIe siècle.

La Gynophobie regroupe plusieurs réalités : inégalités salariales, inégalités liées au genre, agressions sexuelles, harcèlement, trafic sexuel, déni du droit à l’éducation, mutilations génitales et excision, crimes d’honneur et crimes liés à la dot, violences structurelles car une fille est une fille (ne pas avoir de terre, être moins bien nourrie, éduquée…) .

 

- En quoi consistent l'observatoire et le rapport sur l'état de la Gynophobie dans les collèges et lycées en France ?
Le problème vient souvent d un manque de data. Pas de mot, pas de chiffres, donc  pas d'actions dans un monde ou seules les statistiques expriment une "réalité".  Alors cette année grâce à la Fondation Groupe EDF nous créons une data sur un des berceaux de la gynophobie. L'école : les collèges et les lycées. C'est là que la violence se forme. Là qu’elle est tolérée comme une communication sans conscience. C'est donc là qu’il faut amener de la conscience et des solutions pour transformer les relations garçons/filles  d'aujourd'hui en relations humaines égalitaires et bienveillantes hommes/femmes dans le monde de demain. 

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