Ils ont la parole : Yann-Sébastien Deunf, volontaire pour le programme humanitaire

Yann-Sébastien Deunf  est, depuis 2009, ingénieur étude et mise en service des installations de traitement d’eau process chez EDF. Il intervient à titre personnel pour des voyages solidaires avec l’association Planète-Urgence. Ces congés pris par le salarié sont l’occasion d’apporter un savoir-faire. Il revient également d'une mission au Congo pour le programme d'intervention humanitaire de la Fondation EDF.

 

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Vous revenez du Congo, parlez nous de la mission que vous avez réalisée ?
C'est le premier projet que je mène aux côtés la Fondation Groupe EDF. Il s'agissait de mettre en place des installations solaires dans une école et un centre de santé et d'installer de l’éclairage (lampadaires PV) dans l'espace public du village de Les Saras. La mission a duré 12 jours. Nous étions deux volontaires Dominique Licata d'Enedis et moi même en plus de Roland Erembert, ingénieur projet à la Fondation. 

Comment s'est déroulée la mission ?
La bonne coordination et la parfaite préparation du projet en amont ont été les clefs de la réussite du projet. Certes, il s’agit d’une lapalissade, mais cela nous a permis de maîtriser les délais. Et lorsque l’imprévu s’est présenté, de faire preuve de réactivité, d’ingéniosité tout en s’adaptant au tissu local pour trouver des solutions pérennes rapidement. La population locale était très investie. Nous avons réussi à canaliser cette énergie positive et susciter l'adhésion de l’ensemble de la population. C'était un enrichissement mutuel. Sans cette synérgie, nous n'aurions probablement pas réussi ce projet.

Pouvez-vous nous dire ce que cela vous a apporté ?
Sur le plan professionnel, c'est une nouvelle expérience. Jusqu'alors mes acquis n'étaient que théoriques. Partager, travailler avec les populations à la réalisation de ce projet, les former au solaire afin de leur apporter une compétence technique est une vraie satisfaction. Sur le plan humain et social, quel bonheur de découvrir la joie des habitants le soir de la mise en service des réverbères, ils ont fêté cela jusqu’à 2 heures du matin et ont même dormi dehors pour mieux en profiter ! Disposer de l'éclairage au XXI° siècle ne devrait pas être un luxe pour les centres de santé et les écoles. Aussi, j'ai eu le sentiment que notre action était utile et nécessaire pour le bien être des individus et des populations, que nous aidons à franchir un cap, via une émancipation vers une nouvelle strucutre de vie tout en préservant leur autonomie.