Lycéennes d'aujourd'hui, femmes demain

Le 8 mars, à l'occasion de la journée des droits de la femme, la Fondation Groupe EDF organise un World Café à l'Espace Fondation EDF en collaboration avec l’association «Ensemble contre la Gynophobie». Véritable processus créatif qui vise à faciliter le dialogue et le partage de connaissancesvet d’idées, ce World Café réunit experts, associations, enseignants, parents, artistes et jeunes invités à une réflexion commune autour du thème : « Lycéennes d’aujourd’hui, femmes demain ». A l’issue de cet événement, la réalisatrice Lisa Azuelos, présidente de l’association, présentera l’Observatoire d’ « Ensemble contre la Gynophobie » et procédera au lancement d’une étude sur l’état de la Gynophobie dans les collèges et lycées en France.

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Un Word Café sur le thème « Lycéennes d’aujourd’hui, femmes de demain »

Importé des Etats-Unis, le World Café est une méthodologie de discussion entre acteurs permettant de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes et partagées par tous. Afin qu’un dialogue constructif prenne place, cette méthode est fondée sur l’ambiance qui existe autour d’une machine à café où les participants débattent sur des thématiques précises. Le 8 mars, une centaine de personnes est invitée à une réflexion autour du thème « Lycéennes d’aujourd’hui, femmes de demain ». Les années lycée sont un moment clef dans la vie d’une jeune femme et la qualité de ces années est déterminante pour sa construction. Estime de soi, relation au corps, à la sexualité, au groupe, émergence des projets de vie, projections professionnelles, autant de champs qui feront des lycéennes d’aujourd’hui les femmes de demain. La richesse des regards et des sensibilités sur ces questions permettra de dessiner états des lieux, idées d’actions et de solutions pour lutter au quotidien contre la gynophobie.

Lancement de l’Observatoire de la Gynophobie

Ensemble contre la gynophobie est une association créée en 2015 pour signaler l’absence de terme neutre et unique pour caractériser l’ensemble des offenses qui sont faites aux femmes, à l’initiative de la réalisatrice Lisa Azuelos, soucieuse et investie dans la cause des femmes à travers des manifestations telles que « Free the nipple » en 2012 ou « Bring back our girls » en 2014. L’observatoire, mis enplace par l’association, aura pour mission de rendre accessible au grand public les connaissances sur les phénomènes gynophobes par l’intermédiaire de fi lms documentaires, de rapports, et de courts métrages. Cette année, dirigé par M. Éric Debarbieux et parrainé par le Dr Israël Nisand, l’observatoire se penche sur l’étude de « la gynophobie dans les collèges et les lycées français » afi n de dresser un état des lieux et de proposer des solutions concrètes pour lutter contre des violences de plus en plus présentes. A leurs côtés, l’association a réuni des personnalités diverses qui apportent chacune leur expertise et leur connaissance du terrain, indispensables pour trouver des outils nécessaires et avancer concrètement : pierre Foldes et Frédérique martz, fondateurs de l’Institut en Santé Génésique ; Danielle Barbotin, le médecin/gynécologue et présidente de l’AFICS, Association de femmes pour l’information après cancer du sein ; Anne Cecile mailfert, présidente de la Fondation des femmes ; marine perin, Journaliste télé et bloggeuse ; Diata n’Diya, artiste slameuse engagée, créatrice de l’application « App Elles » qui permet d’alerter des proches en cas d’agression.La mise en place de l’Observatoire de la Gynophobie a pour ambition d’accompagner les femmes victimes de violence, d’incarner une autre forme de lutte, d’étudier ces violences et d’encourager l’évolution du discours dans l’espace social.

 la Gynophobie ?

Le terme gynophobie, mis en lumière par l’association, peut être défi ni comme l’hostilité, explicite ou implicite, envers les femmes parce qu’elles sont femmes. À l’instarde l’homophobie, du racisme ou de l’antisémitisme le mot gynophobie pourrait, de manière neutre, sans stigmatiser un sexe, une culture, ou une religion, tracer un cordon de sécurité autour de ce qui n’est plus acceptable au XXIème siècle. La Gynophobie regroupe alors plusieurs réalités : inégalités salariales, inégalités liées au genre, agressions sexuelles, harcèlement, trafi c sexuel, déni du droit à l’éducation, mutilations génitales et excision, crimes d’honneur et crimes liés à la dot, violences structurelles car une fi lle est une fi lle (ne pas avoir de terre, être moins bien nourrie, éduquée…)

 

La Fondation EDF a fait de la solidarité et du progrès les priorités de son action et mobilise à ses côtés les salariés du Groupe. Depuis 30 ans, elle accompagne ceux qui s’engagent pour un monde meilleur. Et notamment ceux qui oeuvrent pour les femmes en luttant contre les discriminations (les femmes, osez les sciences !), les maltraitances (Ensemble contre la gynophobie, Association AJC, ARAP Rubis), en favorisant leur insertion sociale et professionnelles (Rev’Elles, L dans la ville, Télémaque, Viens voir mon taf, la coopérative indigo…). Lieu de dialogue et de rencontres, son espace culturel – l’Espace Fondation EDF lui permet d’organiser des manifestations aussi riches et variées que des expositions, des conférences, des hackathons ou des world cafés.

 

Informations pratiques

Mercredi 8 mars - 14h précises

Espace Fondation EDF
6 Rue Récamier 75007 Paris

Inscription obligatoire : nombre de places limitées. https://www.weezevent.com/lyceennes-aujourd-hui-femmesdemain

 

Programme

 14h00 : Accueil

 14h30 à 17h00 : World Café, une animation qui rend possible un dialogue constructif et un partage de connaissances et d’idées

 17h15 : Présentation de l’Observatoire d’Ensemble contre la gynophobie et son comité scientifique.

 18h00 : Performance slam de Dialem