Inclusion

Aider, secourir, former : une passion chevillée au corps de François

portrait francois richez, président national de la protection civile et salarié Enedis

Depuis 1958, la Protection Civile est présente quand la sécurité des populations est menacée. Quelle que soit la crise, les 32 000 bénévoles de l’association se déploient là où le devoir les appelle pour porter secours aux civils et sauver des vies. Au moment de cette crise sanitaire exceptionnelle, la Fondation groupe EDF a activé une aide en moins de trois jour par le biais de son fonds d’urgence ! Rencontre avec François Richez, président de la Fédération Nationale de la Protection Civile depuis 2019, bénévole et agent d’Enedis !

Président et homme de terrain

François Richez a découvert la Protection Civile en 1996 alors qu’il était lycéen lors d’une formation aux gestes de premier secours. Depuis, son engagement n’a jamais faibli. Toujours bénévole et malgré une vie professionnelle par ailleurs bien remplie, il est amené à jouer un rôle de plus en plus important dans l’association jusqu’à en devenir le Président national le 4 mai 2019. Et ce d’ailleurs sans que ses nouvelles fonctions n’éloignent François Richez du terrain, car il n’a jamais perdu de vue le sens de son engagement : aider les autres. « Je continue de garder un contact fort avec le terrain. Je m’efforcer d’aller le plus souvent au contact des bénévoles pour recueillir leurs attentes et leurs souhaits. Puis de temps à autre, mais c’est beaucoup plus rare, j’intègre les équipes et je redeviens un bénévole opérationnel à part entière ».

La Protection Civile, qu’est-ce que c’est ?

C’est le premier acteur associatif de secours après les pompiers, les policiers et les gendarmes. Revêtus de leurs très reconnaissables uniformes orange et bleu– vous les avez certainement croisés, que ce soit dans les stades, les salles de concert ou dans les manifestations – les bénévoles interviennent en complément des services de sécurité civile là où les besoins se font ressentir.

 

Pour l’amour du service public

François Richez considère la présidence de la Protection Civile comme un second emploi. Il est en effet aussi adjoint au chef d’agence en charge du déploiement Linky au sein d’Enedis en Limousin. Lorsqu’on lui demande comment il arrive à gérer son temps, il répond en toute simplicité : « Il faut être bien organisé. Je ne vais pas vous mentir, c’est du boulot. Je jongle constamment entre deux missions au combien intéressantes, mais prenantes. Je travaille entre midi et deux heures pour la Protection Civile puis je reprends mon activité professionnelle. Après 18 heures, je rebascule sur mon activité associative. Je ne le vis pas comme une contrainte. Tout cela s’inscrit parfaitement dans mon mode de fonctionnement. C’est devenu naturel ».

François Richez a ainsi réussi à trouver un équilibre entre le travail est ses activités non-professionnelles. « Mes deux activités sont passionnantes. Par moment, elles se percutent positivement. Parfois, elles s’enrichissent mutuellement ». D’ailleurs « la Protection Civile et Enedis partagent des valeurs communes, notamment autour de la notion de service public ».

Protection Civile et Fondation groupe EDF, une rencontre sur le Fonds

La Protection Civile s’est retrouvée au premier plan de la lutte contre le COVID. « La gestion de crise, on connaît. Cela ne nous a pas posé de problème. En revanche, on a dû faire preuve de flexibilité pour s’intégrer dans des missions qui sortaient de notre champ d’action habituel ». C’est ainsi que la Protection Civile s’est retrouvée en première ligne dans les EHPAD. « Travailler au sein d’un EHPAD n’est pas une mission ordinaire pour nous. Localement, dans le Grand Est, l’une des régions les plus touchées par la crise, les Directeurs de ces établissements ont fait appel à nos bénévoles pour venir en aide aux soignants. Cette action a été dupliquée, en moins de deux semaines, sur 60 % du territoire ».

Mais la crise du COVID a surtout mis à mal les finances de la Protection Civile. En effet, habituellement « nous nous auto-finançons à 90 %. Nos recettes proviennent de nos activités ordinaires, que ce soient les formations aux gestes de premiers secours ou la tenue de postes de secours sur des manifestations. Or, depuis mars, tout est à l’arrêt. Et cette situation va perdurer jusqu’au mois de septembre ». Le résultat est sans appel : la Protection Civile a enregistré 10 millions d’euros de pertes.

Pour la première fois de son existence, la Protection Civile a donc fait appel à la générosité publique. Alors qu’il lançait cet appel au Don, François Richez a pensé à la Fondation groupe EDF. « La protection Civile et la Fondation EDF ont des valeurs similaires, axées autour du partage, de l’écoute et de l’entraide. Nous étions faits pour nous rencontrer. Il était tout à fait naturel que la Fondation ait envie d’aider une structure comme la nôtre », mais François Richez s’étonne tout de même de la rapidité de réaction et de l’ampleur de l’aide de la Fondation groupe EDF au travers de son fond d’urgence. « Elle a fait preuve d’une réactivité et d’une agilité assez impressionnante. Le dossier a été monté en moins de trois jours ». Avec son fonds d’urgence et son mécénat territorial d’urgence, la Fondation a soutenu la Protection Civile tant au national, qu’en régions ultramarines et dans les départements des Hautes-Pyrénées, Var et Bouches du Rhone 

 

La Protection Civile a pu bénéficier de l’aide mise en place par la Fondation groupe EDF mais la Protection Civile a encore besoin d’aide. N’hésitez pas à les aider sur https://soutenir.protection-civile.org

Voir l'article précédent :
Non classé
Le rapport annuel 2019 de la Fondation vient de sortir !
Voir l'article suivant :
Inclusion
Candidatez au Fonds de Solidarité Covid-19 pour tous les territoires

Restez informé des actualités de la Fondation groupe EDF