Frédéric Mancuso, responsable technique Agence Intervention Pyrénées Orientale

Frédéric Mancuso est lauréat de l'appel à projets salariés. 

Membre de l’association CouRires 66, il organise des courses solidaires entre personnes valides et handicapées.

Fred Mancuso

Pourquoi soutenir cette association ?
Des amis très proches ont une fille handicapée. Un dimanche, je les ai aidés à courir avec leur fille, en la transportant dans une « joëlette ». C’est un fauteuil spécial, à roue unique, munie de deux brancards. Il faut être cinq pour le déplacer. C’était lourd, mais quelle émotion ! Quelle joie sur tous les visages ! Cette journée fut un déclic, pour moi, le sportif. J’ai décidé d’apporter un coup de pouce à l’association de mon collègue, CouRires 66. Son but : proposer des activités sportives réunissant personnes valides et en situation de handicap. Des courses, mais aussi des randonnées, des triathlons…

Concrètement, quelle aide avez-vous fournie ?
J’ai présenté le dossier de CouRires66 lors de l’appel à projet réservés aux salariés du groupe, lancé par la Fondation au printemps 2016. Je suis allé à Paris défendre notre demande de subvention devant un jury. C’était très impressionnant. Je suis timide et l’enjeu était fort. On a obtenu le montant maximum, 20 000 €. Je ne m’y attendais pas du tout ! Cette somme va nous permettre d’acheter du matériel adapté : des joëlettes, un vélo… Elle nous permettra aussi de renforcer notre communication et de mieux faire connaître l’activité de l’association.

Qu’est-ce-que cela vous apporte, de vous mobiliser ainsi ?
J’ai le sentiment de faire quelque chose de bien. Et puis, ces courses sont des moments de fête et de partage incroyables. Malgré les handicaps, on court tous ensemble, sous les applaudissements, en musique. Certains sont déguisés, Il faut le voir… C’est très émouvant, aussi. C’est fort de voir les gens heureux. J’essaye de participer à une course tous les deux ou trois mois. Je vais aussi chez les familles, pour leur faire découvrir le principe d’une joëlette. En général, quand elles y ont goûté, elles sont mordues.