Patrick VU HUY DAT, directeur de Mission chez Enedis

Bénévole pour la cravate solidaire depuis deux ans

Patrick est engagé depuis de nombreuses années en faveur de l’inclusion et de l’égalité des chances, notamment au travers du programme Égalité Des Chances de l'université Dauphine auquel il contribue depuis plusieurs années.

Patrick Vu Huy Dat, salarié Enedis

Patrick VU HUY DAT a découvert La Cravate Solidaire il y a deux ans, en écoutant un reportage à la radio. Patrick est immédiatement séduit par le concept : permettre à des demandeurs d’emploi de s’approprier les codes vestimentaires et sociaux de l’entretien d’embauche. Il se rend alors à une des réunions publiques de l’association au cours desquelles elle présente son mode de fonctionnement. Il en ressort conquis : « J’ai été plongé dans un véritable océan de bienveillance, l’idée d'aider les bénéficiaires à construire l'estime de soi et la confiance nécessaires pour réussir leur entretien m’a emballé. »

La Cravate Solidaire prépare les personnes en recherche d’emploi pour augmenter leurs chances de réussite à leurs entretiens d’embauche. Cette préparation s’effectue lors d'un atelier qui se déroule en deux temps. Ils rencontrent d'abord un conseiller en image, qui les aide à choisir la tenue qui les mettra le mieux en valeur lors de leurs entretiens d’embauche, puis ils travaillent avec un binôme de coach RH, qui reçoit le candidat pendant une heure. C’est en tant que coach RH que Patrick intervient au sein de l’association. Le but du coach RH est d'assurer une écoute bienveillante puis de renforcer l’assurance des candidats. Patrick le résume ainsi : « pour filer une métaphore sportive, on est dans le vestiaire, avant d'entrer sur le terrain, et on fabrique le supplément de confiance qui permet d’aborder le match dans les meilleures conditions. Il faut identifier les atouts des bénéficiaires et les aider à les valoriser. Ces personnes étant plus ou moins en situation d’exclusion, il faut les aider à dépasser les mauvaises expériences qu’ils ont pu avoir lors de précédents entretiens d’embauche, leur donner les codes qui peuvent leur manquer et les préparer à réussir les prochains entretiens. »

Patrick explique : « On accompagne des gens qui ont envie de s’en sortir, c'est un élément fort pour notre motivation. On leur donne des conseils sur la manière de raconter leur parcours, on les aide à améliorer leur CV, on leur propose éventuellement un entretien blanc qui permet de se familiariser avec le format. Les coach RH étant des recruteurs aguerris, leur écoute et leur aide sont très appréciées des bénéficiaires. »

S’engager pour la Cravate Solidaire, ça veut dire quoi concrètement ?

Le modèle de la Cravate Solidaire est fondé sur la bonne volonté des bénévoles. Chacun vient lorsqu’il en a le temps et l’envie, il n'y a pas d'exigence sur la fréquence des interventions. Un Doodle est diffusé tous les mois, permettant aux bénévoles de déclarer leurs disponibilités et à la Cravate d'organiser les ateliers. Un bénévole qui se rend disponible s’engage pour une demi-journée (de 13h à 18h), les mercredis, vendredis ou samedis. Chacun peut faire en fonction de ses disponibilités, régulièrement ou très ponctuellement. Aujourd’hui, 150 bénévoles (image et RH) sont engagés à Paris. En deux ans, Patrick a déjà effectué une quinzaine de demi-journées.

« Un bénéfice personnel et professionnel immense »

Pour Patrick, cet engagement est vecteur d’ouverture d’esprit. Il permet de rencontrer des gens très différents, qu’ils soient coachs ou bénéficiaires. S’engager pour la Cravate Solidaire est gratifiant, les résultats sont très concrets : 70% des candidats réussissent leur entretien d’embauche. De plus, passer une demi-journée dans une ambiance bienveillante donne à Patrick une grande motivation pour aider.

Sur le plan professionnel, ces nouvelles rencontres avec des personnes en dehors de sa sphère habituelle permettent à Patrick de mieux prendre conscience des spécificités de chacun : « on pense autrement la différence et ensuite on la prend mieux en considération dans son environnement professionnel. Développer la confiance de ceux que nous accompagnons en atelier est une pratique immédiatement transposable dans le cadre professionnel pour renforcer la performance de nos équipes. »

Le mot de Patrick à ceux qui souhaitent s’engager

Comblé par son engagement, Patrick souhaite à chacun de pouvoir vivre cette expérience : « En termes de développement personnel, le bénéfice est immense. On a l'opportunité de contribuer à la collectivité autrement que par ses impôts tout en s’ouvrant l’esprit. Cette ouverture permet d'enrichir ses pratiques professionnelles et personnelles. De plus, cet engagement est fondé sur l’envie, il n’y a pas de contrainte, c'est une démarche positive du début à la fin. En essayant de valoriser la personne qui est en face de nous, on la regarde différemment et on perçoit ce que ses différences peuvent apporter. Le bénéfice est collectif : en favorisant l’inclusion, on contribue à reconstruire le lien social et à faire progresser la société dans son ensemble. »