Inclusion

A la rencontre de Pierre : La solidarité à distance

L’engagement de Pierre Clément auprès de la Fondation groupe EDF date de plusieurs années. Ingénieur électricien de formation, il fait partie du vivier de salariés qui participent au programme de mécénat de compétences à l’international. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous explique comment il vit son engagement, et ce plus particulièrement depuis le début de la crise sanitaire.

Rien n’arrête la solidarité

« J’avais lu une publication de la Fondation groupe EDF et j’ai donc pris contact avec elle. C’est aussi simple que cela » répond Pierre Clément, chargé de mission au sein de la Direction Clients et Territoires – Europe, lorsque nous l’interrogeons sur les motivations qui l’ont poussées à s’engager dans un parcours de mécénat de compétences à l’international. Il s’est déjà déplacé trois fois au Sénégal, sur son temps de travail, pour des missions d’instruction de dossiers ou de réalisation de projets.

De l’instruction à la réalisation

« Les associations prennent contact avec la Fondation groupe EDF pour leur présenter leurs projets » explique-t-il. « La Fondation réalise une première sélection, puis instruit les projets sur le terrain, dans les pays concernés, avec la participation des salariés. Ces missions ont pour but de s’assurer que chaque projet soutenu par l’association est sérieux et pérenne et de calibrer l’expression de besoins.».

Le dernier dossier instruit par Pierre Clément prévoyait l’électrification, par panneaux solaires, du Centre de formation professionnelle de la Fondation Don Bosco, créé en 1987 dans la ville de Thiès (située à 70 kilomètres de Dakar). Le centre accueille des jeunes qui ont entre 16 et 25 ans répartis dans deux filières : la mécanique générale et l’électricité. Les travaux devaient démarrer en mars 2020. Vous avez deviné la suite…

​​​​​​​L’engagement en temps de Covid

« Avec le confinement, les déplacements ont tous été annulés. Les pays africains ont eux-mêmes fermé leurs frontières, ont établi des couvre-feux et ont interdit les déplacements entre régions ». Les travaux ont été reportés au mois d’août. « L’entreprise de travaux étant basée à Dakar n’a pas eu l’autorisation de se rendre à Thiès ». Impossible de se déplacer… Pierre Clément a donc suivi le chantier à distance.

« J’avais la chance d’avoir instruit moi-même le dossier. Je connaissais les gens sur place et je savais sur qui m’appuyer. Je n’aurai jamais pu mener à bien le projet sans une personne de confiance sur place. Le professeur d’électricité du Centre est devenu mes yeux. Je lui ai demandé de m’envoyer chaque jour des photos et des vidéos, ce qui m’a permis de suivre le chantier, de corriger quelques erreurs, voire de trouver des solutions à des problèmes techniques qui n’avaient pas pu être résolus pendant l’instruction ».

la pose des panneaux solaires

​​​​​​​​​​​​​​En moins de trois semaines, les travaux étaient terminés. « Cette ​​​​​​​expérience a montré que l’on pouvait – sous certaines conditions – suivre efficacement un chantier à distance. Elle pourra donc être multipliée à l’avenir pour suivre d’autres projets, notamment pour ceux qui sont déployés dans des zones difficiles d’accès ou à risques ». Pierre Clément a d’ailleurs suivi, toujours à distance, deux autres projets : un porté par Hum’AM (association humanitaire des élèves-ingénieurs Arts et Métiers) dans le but d’installer une machine de dessalement de l’eau fonctionnant à l’énergie solaire à Ourong, en Casamance, et le second, porté par Planète Urgence pour des pompages à énergie solaire au nord-ouest du Cameroun. Pour réussir, il faut disposer d’une personne de confiance sur place, faire des points journaliers avec photos ou vidéos à l’appui, et insister auprès des acteurs sur le terrain pour qu’ils appellent dès qu’interrogation (afin d’éviter de devoir casser et refaire). Cette rigueur n’est pas toujours facile à obtenir.

La passion avant tout

Pierre Clément est confiant, les déplacements seront à nouveau autorisés et il a quelques conseils pour ceux qui se lanceraient dans le mécénat de compétences à l’international. « Lorsque vous vous déplacez à l’étranger, n’arrivez pas avec vos grands sabots, persuadés que vous en savez plus que tout le monde. Notre mission est avant tout de répondre à leurs besoins. Ensuite, sachez que vous ne partez pas en touriste. Ce qui est fantastique c’est que vous serez souvent logés chez l’habitant ».

Pierre Clément a déjà réussi à attiser la curiosité de certains salariés. « La Fondation groupe EDF envoyait tous les mois un communiqué. Je le posais près de la machine à café. Certains collègues étaient venus me poser des questions. Je leur ai donné les coordonnées de la Fondation». Si vous vous sentez intéressé.e par le mécénat de compétences à l’international, n’hésitez pas à prendre contact avec Pierre Clément. Passionné, il saura vous donner envie de vous engager au nom de la Fondation groupe EDF.

Ils l’ont fait, ils vous racontent

 

 

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