2021

Réinsertion de jeunes en errance à Bordeaux – Dispositif TAPAJ au musée d’Aquitaine

Inclusion
Lutte contre la précarité
par le Musée d'Aquitaine :
  • Nouvelle-Aquitaine

TAPAJ – Travail Alternatif Payé À la Journée – créé à Bordeaux en 2015 – est une innovation médico-sociale dont l’objectif est de lutter contre les risques psycho-médicaux-sociaux des jeunes de 16 à 25 ans en errance, vivant au jour le jour dans la rue. TAPAJ utilise le levier du travail et le principe de la rémunération journalière pour initier une prise en charge globale de ces jeunes inadaptés aux institutions « classiques ». Par la reprise progressive d’une activité génératrice de revenus légaux, le programme ambitionne d’accompagner ces jeunes vers leur réinsertion sociale, en développant leur pouvoir d’agir. En tant qu’alternative à un environnement défavorable (mendicité, assistanat, larcin, actes de délinquance ou de prostitution…), TAPAJ est le premier marchepied vers les dispositifs de droit commun.
Le dispositif TAPAJ au sein du Musée d’Aquitaine :
Encadré par l’équipe d’éducateurs Tapaj (1 encadrant pour 7 jeunes, dont Agnès Creyemey, créatrice de TAPAJ) et par l’équipe médiation sociale du musée, le dispositif comporte 3 phases:
Phase 1 : Mise en action immédiate via les éducateurs de rue ou le centre de soin, proposition faite aux jeunes de travailler dès le lendemain sur un chantier, 4 heures avec rémunération immédiate, sans qualification requise.
Phase 2 : Prise en charge globale, mise à plat de la situation des jeunes, accompagnement administratif, sanitaire, social, hébergement et justice. Le contrat de travail est plus long (en moyenne trois jours) avec une rémunération versée en fin de semaine.
Phase 3 : Projet professionnel, augmentation du volume horaire travaillé avec des expérimentations de chantiers autonomes ou des prises de responsabilité au sein de TAPAJ (généralement, en tant qu’encadrant), accompagnement spécifique avec l’ensemble du réseau d’acteurs du maillage partenarial dans la construction d’un projet d’insertion professionnelle (formation qualifiante, chantier d’insertion, contrat de droit commun…), d’un par-cours de soin, d’une recherche en logement, d’une éducation budgétaire, participant à une nouvelle trajectoire de vie du TAPAJeur.
Les objectifs
– sortir les jeunes très éloignés de l’emploi et en forte rupture sociale de leur errance, grâce à un retour au travail -progressif- permettant de retrouver confiance en soi et en ses capacités
– les accompagner vers une réinsertion sociale, professionnelle et économique en ouvrant le champs des possibles par l’accès au musée et à ses différents métiers.
Mise en œuvre au sein du musée
– 4 chantiers, supports à l’accompagnement global des jeunes
– Accueil des jeunes « Tapajeurs » dans un milieu culturel, artistique (qu’ils pensent leur être interdit ou pas « à leur hauteur »)
– Rencontres avec les équipes pluridisciplinaires du musée (métiers “classiques” – conservateur, curateur, programmateur d’expo…-, métiers techniques intégrés au musée – menuisiers, électriciens, peintres etc. – et les professionnels de la Ville (jardiniers, artisans…)
– Visites thématiques, des ateliers pédagogiques de pratique plastique (activités proposées traditionnellement aux publics scolaires par le musée)

  

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